le suivi des conséquences des essais nucléaires en Polynésie.

Écrit par le 1 avril 2025

La commission consultative de suivi des conséquences des essais nucléaires en Polynésie française a fait son retour ce 1er avril à Paris après quatre années d’absence alors que cette dernière est censée être réunie deux fois par an. Le ministre de la Santé, Cédric Mercadal, annonce une avancée de l’État vers un potentiel financement des dépenses de la CPS dans le traitement des victimes de cancers potentiellement radio-induits.

Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux par la Délégation de la Polynésie française à Paris, le ministre de la Santé, Cédric Mercadal semble satisfait de la reprise des échanges sur le sujet. “Ça a été un vrai dialogue avec le gouvernement central”, explique-t-il au micro de la représentation de la Polynésie française à Paris. “Les associations ont pu s’exprimer très clairement. L’ensemble des partenaires, des sénateurs, députés et le gouvernement polynésien était là pour revendiquer et surtout collaborer afin d’améliorer le quotidien des Polynésiens qui ont été victimes de ces essais nucléaires et de faire reconnaître les maladies radio-induites.”

La député Tavini Mereana Reid-Arbelot était elle aussi du voyage, tout comme le député Moerani Frébault et la sénatrice Lana Tetuanui. Dans sa prise de parole, elle a de nouveau évoqué “la nécessité d’une étude épidémiologique” sur l’état de santé des Polynésiens. Selon elle, le ministre de la Santé, Catherine Vautrin, ne semblait pas opposée à ce que cette étude soit menée. Une convention entre l’État et le Pays à ce sujet pourrait voir le jour prochainement.

La représentante de l’association 193 annonce, toujours dans cette même vidéo, que la prochaine tenue de cette commission consultative de suivi des conséquences des essais nucléaires en Polynésie française devrait se dérouler dans six mois en Polynésie française.

En conclusion, Cédric Mercadal a fait part de sa confiance sur l’extension de la liste des maladies radio-induites annexée à la loi Morin, avec un possible élargissement des affections susceptibles d’être éligibles à une indemnisation, “y compris des maladies cardio-vasculaires”, a indiqué le ministre de la Santé de Polynésie française. Une évolution attendue après un engagement de l’État pour 2026.

Il annonce même, nouveauté de taille, que les dépenses engagées par la CPS au titre du traitement des malades de cancers radio-induits, seront “prises en charge” et “feront l’objet d’une évaluation conjointe avec l’État”. “C’est une affirmation conjointe qui a été faite en correspondance et sur les travaux qui ont été menés depuis bien des mois avec le gouvernement central.”

Enfin, la convention santé qui lie la Polynésie française et l’État devrait être signée avant la fin de cette année…


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